Créer un blog Présentation

Nom du blog :
gifsmarina
Description du blog :
Des créas, de l'humour, du scintillant, des fonds d'ecran, de belles images, des gifs, des textes...
Catégorie :
Blog Images pour blog
Date de création :
19.05.2007
Dernière mise à jour :
12.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· AIDE INFORMATIQUE POUR LA CREATION DE GIFS POUR VOS BLOGS (30)
· AMITIE, XOXO... (38)
· Anges et fées (236)
· Animaux divers... (135)
· ANNIVERSAIRES (images trouvées et créas perso) (154)
· BETTY-BOOP (165)
· BIENVENUE (images trouvées et créas) (126)
· BISOUS (images trouvées et créas) (198)
· Blinkies bonne journée, coucou, bonjour... (44)
· BON WEEK END (images trouvées et créas) (133)
· BONJOUR, BONNE MATINEE...(images trouvées et créas) (496)
· BONNE ANNEE, MEILLEURS VOEUX (images trouvées et créas) (79)
· BONNE JOURNEE (images trouvées ou créas) (197)
· BONNE NUIT, BONNE SOIREE, (images trouvées et créas) (258)
· Bougies, chandelles. (63)
· Ce qui me fais réagir (à diffuser largement...) (3)
· Coeur, amour (150)
· DOLLS (182)
· Du beau sans écriture ! (228)
· FETES DES PRENOMS (77)
· Fleurs (143)
· Fond d'écran "nature" (131)
· FOND D'ECRAN (CREA) ANGES (12)
· FOND D'ECRAN (CREA) FEMMES (40)
· Fond d'écran abstrait, 3D, divers... (159)
· FORUMS ET SITES QUE J'AIME (5)
· Halloween (41)
· Harley-davidson (117)
· Humour (188)
· ILLUSIONS VISUELLES (36)
· IMAGES INSOLITES (78)
· Images inspirantes (77)
· INDIENS, LOUPS, AIGLES...(images et créas) (121)
· Jeux de mains (20)
· La fée clochette (81)
· La vie en bleu (141)
· La vie en jaune et or (69)
· La vie en mauve et violet (77)
· La vie en rose (112)
· Le monde du fantastique (147)
· Le vaste monde de la voyance (5)
· Les beaux poupons, les belles poupées. (111)
· Les bébés, les enfants. (168)
· Les chevaux, les licornes. (88)
· Les colombes (120)
· LES DECOS EN OR (52)
· Les félins (183)
· LES JOURS DE LA SEMAINE (Créas) (61)
· LES MESSAGES DE TITI (images trouvées ou créas) (33)
· Les musiques que j'aime (21)
· Les personnages de BD et cartoons (95)
· Les petites chroniques (45)
· Les princesses de DISNEY (74)
· Les sirénes (9)
· LES TEXTES QUE J'AIME (88)
· LES VIDEOS QUE J'AIME (5)
· LES YEUX (46)
· Manga (174)
· MDR LOL ETC ...(images trouvées ou créas) (101)
· MERCI (images trouvées ou créas) (128)
· MES CADEAUX RECUS (342)
· MES CREAS D'IMAGES POUR VOS TEXTES (33)
· MES CREAS D'IMAGES SUR 'DE GRANDES PENSEES' (151)
· MES CREAS D'IMAGES SUR DES CITATIONS HUMORISTIQUES (108)
· MES CREAS DE FONDS POUR VOS CREAS (36)
· MES CREAS DE PTITS MOTS (812)
· MES CREAS DE PTITS MOTS D'AMOUR (125)
· MES CREAS POUR BLOG ET FORUM (163)
· MES CREAS SANS TEXTE (181)
· Mickey et Minnie (52)
· Mon autre blog (8)
· NOEL (images trouvées ou créas) (192)
· Nounours (129)
· Papillons (122)
· PAQUES (57)
· Paroles d'enfants (Textes sur images créas) (13)
· Petites annonces (5)
· Petites annonces à vendre (1)
· PRENOMS A (23)
· PRENOMS B (17)
· PRENOMS C (51)
· PRENOMS D (16)
· PRENOMS E (11)
· PRENOMS F (11)
· PRENOMS G (9)
· PRENOMS H (8)
· PRENOMS I (16)
· PRENOMS J (18)
· PRENOMS K (5)
· PRENOMS L (32)
· PRENOMS M (41)
· PRENOMS N (15)
· PRENOMS O (1)
· PRENOMS P (4)
· PRENOMS Q (2)
· PRENOMS R (10)
· PRENOMS S (15)
· PRENOMS T (4)
· PRENOMS U (0)
· PRENOMS V (11)
· PRENOMS W (1)
· PRENOMS X (1)
· PRENOMS Y (5)
· PRENOMS Z (0)
· PUBLICITES ANCIENNES (85)
· PUBLICITES ANCIENNES (ART NOUVEAU) (55)
· SAINT VALENTIN (57)
· Séparateurs (117)
· TUBES ANIMAUX (44)
· TUBES PERSONNAGES (37)
· Vos cadeaux (364)

Navigation

Accueil
Livre d'or gifsmarina
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· CREA pour tout ceux du center blog
· Fond d'écran
· INDIENS, LOUPS, AIGLES...
· CREA CITATION HUMORISTIQUE
· BONNE ANNEE, MEILLEURS VOEUX (images trouvées et créas)
· BONNE ANNEE, MEILLEURS VOEUX (images trouvées et créas)
· chien qui chante "petit papa noel
· CREA NOEL POUR CENTER
· Pour Mich
· La boule de cristal

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

slt
12.05.2008
kikou +2kdo
12.05.2008
kikou
12.05.2008
coucou
12.05.2008
* ca c est trop *
12.05.2008
Bonsoir ma belle !
11.05.2008
bonsoir
11.05.2008
Lolllllllll
11.05.2008
coucou marina
11.05.2008
et oui
11.05.2008
bonjour
11.05.2008
Bonjour Marina
11.05.2008
Toc,toc
11.05.2008
coucou marina
11.05.2008
hihihi
11.05.2008
koukou c cerise
11.05.2008
bonjour
11.05.2008
re
11.05.2008
trop beau
11.05.2008
CA C EST CHOUETTE !!!!!!!!!!!!!!
11.05.2008
RSS

Blogs 26 à découvrir :

· valeriedu81
· ogamelejeu
· deleko
· lisaplenske
· lamissblonde
· staronthenet56
· jeuxgratuit
· bonsplansdunet
· logitek
· annuairefree

LES TEXTES QUE J AIME

Toutes les raisons pour lesquelles c'est bon d'être une femme

Posté le 20.04.2008 par gifsmarina
Toutes les raisons pour lesquelles c'est bon d'être une femme


Elles sortent du Titanic en premier.

Elles peuvent effrayer leurs patrons masculins en prétextant de mystérieux troubles gynécologiques.

Les taxis s'arrêtent pour elles.

Elles ne ressemblent pas à une grenouille en costume lorsqu' elles dansent.

Elles ne commettent jamais de faute de goût puisqu'elles font avancer
la mode.

Si elles oublient de se raser, personne n'est obligé de le savoir.

Parfois, un carré de chocolat suffit à résoudre tous leurs problèmes.

Elles n'ont jamais à regretter de s'être fait percer les oreilles.

Elles peuvent juger un homme rien qu'en regardant la qualité de ses chaussures.

Elles peuvent faire des commentaires sur les étourderies des hommes en leur présence puisque de toute façon ils ne les écoutent pas.

Elles portent la beauté et les hommes portent leurs valises.

Elles sourient quand elles veulent crier.

Elles chantent quand elles veulent pleurer.

Elles pleurent quand elles sont heureuses et rient quand elles sont nerveuses.

Elles se battent pour ce en quoi elles croient.

Elles s'élèvent contre l'injustice.

Elles ne considèrent pas un "non" comme une réponse quand elles croient qu'il y a une meilleure solution.

Elles se privent de nouvelles chaussures pour que leurs enfants puissent en avoir.

Elles accompagnent leurs amis chez le docteur même pour un rhume.

Elles aiment sans condition.

Elles pleurent pour la réussite de leurs enfants et sautent de joie quand il s'agit des victoires de leurs amis.

Elles sont heureuses quand elles apprennent une naissance ou un mariage.

Elles sont effondrées lors de la perte d'un membre de la famille et pourtant elles restent fortes même quant elles semblent au bout de leurs forces.

Elles savent qu'une étreinte et un baiser peuvent soulager un coeur brisé.

Les femmes arrivent dans toutes les tailles, toutes les couleurs et sous toutes les formes.

Elles prendront leur voiture, l'avion, viendront en marchant ou en courant ou vous enverront un e-mail juste pour vous montrer qu'elles se soucient de vous.

Le coeur d'une femme, c'est ce qui fait tourner le monde!

Les femmes font beaucoup plus que seulement mettre des enfants au monde.

Elles engendrent la joie et l'espoir.

Elles génèrent de la compassion et des idéaux.

Elles sont un soutien moral pour leur famille et leurs amis.

Les femmes ont beaucoup à dire et beaucoup à offrir.

Ce mot vous est envoyé par quelqu'un qui vous respecte en tant que femme.

Transmettez-le à vos amies pour leur rappeler combien elles sont épatantes...


Auteur? Ce texte m'a été envoyé par mail.

Pensées de PAULO COELHO

Posté le 20.04.2008 par gifsmarina
Mille mercis, président Bush
par Paulo Coelho

Merci à vous, grand dirigeant
Merci, George W. Bush



Merci de montrer à tous le danger que représente Saddam Hussein. Nombre d'entre nous avaient peut-être oublié qu'il avait utilisé des armes chimiques contre son peuple, contre les Kurdes, contre les Iraniens. Hussein est un dictateur sanguinaire, l'une des expressions les plus manifestes du Mal aujourd'hui. Mais j'ai d'autres raisons de vous remercier. Au cours des deux premiers mois de l'année 2003, vous avez su montrer au monde beaucoup de choses importantes, et pour cela vous méritez ma reconnaissance. Ainsi, me rappelant un poème que j'ai appris enfant, je veux vous dire merci.

Merci de montrer à tous que le peuple turc et son Parlement ne se vendent pas, même pour 26 milliards de dollars. Merci de révéler au monde le gigantesque abîme qui existe entre les décisions des gouvernants et les désirs du peuple. De faire apparaître clairement que José Maria Aznar comme Tony Blair n'ont aucun respect pour les voix qui les ont élu et n'en tiennent aucun compte. Aznar est capable d'ignorer que 90 % des Espagnols sont opposés à la guerre, et Blair ne fait aucun cas de la plus grande manifestation publique de ces trente dernières années en Angleterre.

Merci, car votre persévérance a forcé Tony Blair à se rendre au Parlement britannique avec un dossier truqué, rédigé par un étudiant il y a dix ans, et à le présenter comme "des preuves irréfutables recueillies par les services secrets britanniques". Merci d'avoir fait en sorte que Colin Powell s'expose au ridicule en présentant au Conseil de sécurité de l'ONU des photos qui, une semaine plus tard, ont été publiquement contestées par Hans Blix, l'inspecteur responsable du désarmement de l'Irak.

Merci, car votre position a valu au ministre français des affaires étrangères Dominique de Villepin, prononçant son discours contre la guerre, l'honneur d'être applaudi en séance plénière ce qui, à ma connaissance, n'était arrivé qu'une fois dans l'histoire des Nations unies, à l'occasion d'un discours de Nelson Mandela.

Merci, car grâce à vos efforts en faveur de la guerre, pour la première fois, les nations arabes en général divisées ont unanimement condamné une invasion, lors de la rencontre du Caire, la dernière semaine de février.

Merci, car grâce à votre rhétorique affirmant que "l'ONU avait une chance de démontrer son importance", même les pays les plus réfractaires ont fini par prendre position contre une attaque de l'Irak.

Merci pour votre politique extérieure qui a conduit le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw, à déclarer en plein XXIe siècle qu'"une guerre peut avoir des justifications morales" et à perdre ainsi toute sa crédibilité. Merci d'essayer de diviser une Europe qui lutte pour son unification ; cet avertissement ne sera pas ignoré.

Merci d'avoir réussi ce que peu de gens ont réussi en un siècle :
rassembler des millions de personnes, sur tous les continents, qui se battent pour la même idée bien que cette idée soit opposée à la vôtre.

Merci de nous faire de nouveau sentir que nos paroles, même si elles ne sont pas entendues, sont au moins prononcées. Cela nous donnera davantage de force dans l'avenir.

Merci de nous ignorer, de marginaliser tous ceux qui ont pris position contre votre décision, car l'avenir de la Terre appartient aux exclus.

Merci parce que, sans vous, nous n'aurions pas connu notre capacité de mobilisation. Peut-être ne servira-t-elle à rien aujourd'hui, mais elle sera certainement utile plus tard.

À présent que les tambours de la guerre semblent résonner de manière irréversible, je veux faire miens les mots qu'un roi européen adressa autrefois à un envahisseur : "Que pour vous la matinée soit belle, que le soleil brille sur les armures de vos soldats, car cet après-midi je vous mettrai en déroute." Merci de nous permettre à tous, armée d'anonymes qui nous promenons dans les rues pour tenter d'arrêter un processus désormais en marche, de découvrir ce qu'est la sensation d'impuissance, d'apprendre à l'affronter et à la transformer. Donc, profitez de votre matinée, et de ce qu'elle peut encore vous apporter de gloire.

Merci, car vous ne nous avez pas écoutés, et ne nous avez pas pris au sérieux. Sachez bien que nous, nous vous écoutons et que nous n'oublierons pas vos propos.

Merci, grand dirigeant George W. Bush.

Merci beaucoup.



Traduit du portugais (Brésil) par Françoise Marchand Sauvagnargues
© Paulo Coelho

Les textes que j'aime

Posté le 13.04.2008 par gifsmarina
Éloge de la fatigue


Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui, monsieur, je suis fatigué et je m’en flatte !
J’ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate.
Je m’endors épuisé, je me réveille las…
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas !

Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise !
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise…
On est jamais aussi fatigué que l’on croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas de sombres lassitudes
Qu’on a, lorsque le corps harassé d’habitudes
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon.

Lorsqu’on n’a rien à perdre, à vaincre ou à défendre,
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre.
Elle fait le front lourd, l’œil morne, le dos rond
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond.

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain.

Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le cœur
Cette fatigue là, Monsieur, c’est du bonheur !

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est la route et le port et le gué,
Où prendrait-on le droit d’être fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure
Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure !
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux, il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste ;
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes ;
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit ;
Non pas le prix qu’on paie mais celui qu’on reçoit.

C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie,
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute les sommeils et, là, je me sens fort !

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d’aller me reposer ?
Mais si j’acceptais là ce que vous proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Mais je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue !!!








Source: Robert Lamoureux...

Les textes que j'aime

Posté le 13.04.2008 par gifsmarina
Le mendiant cache un Empereur


Le mot solitude désigne deux états de conscience opposés.

Il y a la solitude du mendiant et celle de l'Empereur.

La première est un état de manque : Je me sens isolé, seul, je suis triste, je me sens vide sans l'autre.
Je suis dépendant de tout ce qui peut combler ce douloureux sentiment de manque.

La seconde est un état de plénitude : Seul, je suis heureux et satisfait d'être ce que je suis,
sans besoin d'autre chose la vie me comble et cette joie irradie tout autour.

Ces deux états ne sont pas sur le même plan : le premier est un sentiment d'ordre psychologique ;
le second est existentiel, il appartient au plan de l'être.

Le premier est à la périphérie de nous mêmes ; le second est notre centre.

Nous pouvons traverser le premier pour entrer dans le second.

Nous naissons seuls et nous mourrons seuls ; entre temps nous cherchons à oublier une solitude qui nous fait peur.

Pour ne pas la sentir au fond de nous, nous restons occupés à l'extérieur.
La télévision, le travail, les passe-temps de toutes sortes viennent nous distraire et nous divertir ;
ils nous détournent de ce qui, au cœur de notre être, nous fait pressentir la mort.
Toute rencontre profonde avec soi même est ainsi évitée.
Nous restons dans la dépendance.
Nous sommes continuellement et confusément en attente de recevoir.
Une attente souvent inconsciente, à l'origine de nos déceptions.
La pression intérieure est parfois très forte ;
il faut faire quelque chose pour ne plus sentir le manque :
ouvrir le frigo, manger n'importe quoi, boire une bière, fumer une cigarette,
prendre une drogue, avoir du plaisir sexuel, etc.

Toutes les dépendances ont la même source : le sentiment de solitude évité.
D'où le rêve romantique : quelqu'un qui, par magie comble le manque une fois pour toutes ;
un autre, un père, un dieu, un amant qui soit la source de notre bonheur.
Dans la relation, la peur de la solitude crée l'attachement, la possessivité,
le besoin de manipuler l'autre et de le contrôler.

Rencontrer la solitude

Cesser de fuir, s'arrêter, se poser, avoir le courage de faire face au manque, au lieu de chercher à le combler.
Se donner le temps de connaître cette douleur d'être seul ; dans le désir de la rencontrer, pas de la changer.
La ressentir, sans chercher à comprendre et rester dans le ressenti, sans rien faire.
Je suis simplement le témoin du sentiment de solitude.
Peu à peu, il s'évanouit ; il s'efface et disparaît dans le miroir de la conscience.
Je suis surpris de ne plus me sentir isolé ;
une sensation nouvelle est apparue, celle d'être mystérieusement relié ;
le sentiment de faire partie d'un espace plus vaste, un espace en expansion.

Un état de plénitude s'installe.
Un état qui ne dépend plus de l'extérieur.
Une solitude qui me comble.
Le mendiant s'est transformé en Empereur.

La relation à l'autre change : elle n'est plus fondée sur le besoin de recevoir de l'attention
ou de l'amour, ni sur la peur de perdre l'autre.
Il n'y a plus de désir de posséder, je me sens appartenir à quelque chose qui me dépasse.
Avec patience, je transforme une à une toutes les sensations de manque en solitude assumée.
Je sais retrouver l'Empereur sous le déguisement du mendiant.

Seul dans la relation

Ce travail de transformation, doit aussi s'accomplir dans la relation à l'autre.
La douleur d'être séparé, est particulièrement sensible
lorsqu'elle vient interrompre un moment de profonde intimité.
Par exemple, nous faisons l'amour ; j'éprouve du plaisir ;
la sensation agréable s'amplifie ; et soudain le plaisir se change en tension.
Aussitôt le mécanisme du jugement se met en place : je me juge :
"je ne suis pas capable, je suis nul" ou je juge mon partenaire :
"tu ne fais pas ce qu'il faut, tu ne sais pas faire l'amour…"
Je ne vois pas qu'il est effrayé par l'intensité du plaisir.

Un autre exemple : je suis dans mon cœur,
je m'abandonne à la joie de me fondre dans l'autre et soudain je me retrouve seul, face à un mur.
Je me sens lâché, rejeté, exclu ; je suis aussitôt dans le reproche et l'accusation :
"tu ne m'aimes pas…" Je ne comprends pas les raisons de sa fermeture.
Les jugements et les reproches de l'un attirent ceux de l'autre ;
ils se répondent dans un silence qui finit par peser lourd.

Dans les deux cas, je refuse de me sentir seul ;
je projette ma frustration à l'extérieur sans la rencontrer.
Je rends l'autre responsable de mon sentiment d'être séparé.
Une façon inconsciente, très subtile, de refuser la solitude.

Conscience et ego

Voyons de plus près ce qui se passe au niveau de la conscience
à l'instant où la tension remplace le plaisir.

Au début, la conscience est dans le plaisir,
elle s'infiltre en lui, elle l'habite, elle est une avec lui.

Dans le lâcher prise, dans la détente, dans la relaxation, la conscience est en expansion ;
elle s'étend au delà du moi.
L'égo (la conscience limitée au moi-je) disparaît dans la joie de sentir.
Au moment où le plaisir se change en tension, je résiste, je dis non ; je ne veux pas souffrir.
La conscience est alors divisée : d'un coté la tension fait mal, de l'autre la volonté lutte contre elle.
La sensation présente est refusée, et je reste attaché au souvenir du plaisir perdu.
L'énergie n'est plus dans le sentir elle vient alimenter les pensées.

En portant un jugement, (sur la tension, sur moi même, sur l'autre),
je me fixe sur une image négative qui m'enferme à mon tour.
L'espace s'est refermé. Je lutte, je suis à contre courant.
Je veux aller là où je décide d'aller et non là où la vie m'emmène
(elle s'exprime ici à travers la peur ou la résistance de mon partenaire).

Au delà de la tension douloureuse, au delà du sentiment de séparation,
il y a une souffrance bien plus profonde ;
celle d'avoir perdu le paradis, l'espace de liberté de la conscience.



C'est véritablement une chute.

L'horizon intérieur s'est rétréci aux dimensions de l'ego.
L'oiseau, qui volait dans un ciel sans limites se retrouve enfermé dans une cage…
qu'il a lui même choisie !
Voici la racine de nos sentiments d'isolement.
Lâcher le jugement, revenir au ressenti Regarder le jugement.

Cesser d'identifier l'autre à l'image négative, (ou même positive), que je me fais de lui.
Cette image de l'autre, je l'ai créée moi même, je lui ai donné forme et substance.
Elle est un miroir de mes points aveugles ;
elle tire sa substance de tous les sentiments dont je me suis coupé ;
elle porte la marque de mes dénis et de mes refus.
Elle reflète mon manque de présence à moi même.

Revenir au ressenti.

Je choisis de dire oui à ma tension et à mon sentiment d'exclusion.
Je ressens la frustration, la tristesse de me retrouver seul.
Les sensations négatives se dissolvent peu à peu dans l'espace du témoin.
Je suis seul et entier.

Je peux alors, sans effort, voir et accueillir l'autre tel qu'il est ;
l'absence de jugement de ma part,
l'acceptation tranquille de sa résistance lui donnent l'espace de reconnaître et d'apprivoiser sa peur.
Le moment où je ne peux pas rejoindre l'autre est une porte ;
le passage est étroit : il consiste à rester dans la conscience de la séparation ;
sans chercher à créer ou rétablir un contact perdu.
L'impossibilité douloureuse de me fondre totalement dans l'autre m'invite à rechercher cette fusion en moi même.
Dans cette fusion, le moi séparé disparaît et la conscience s'élargit… à l'infini.

Voila la vraie dimension de notre solitude ; celle de l'Empereur.
Elle peut s'accomplir au sein même de la relation et dans la joie.
L'une des 112 techniques du Tantra dit ceci :
"Lorsque vous retrouvez, avec joie, un ami que vous n'avez pas vu depuis longtemps, fondez vous dans votre joie".








Source: Sudheer Roche...

Les textes que j'aime

Posté le 13.04.2008 par gifsmarina
Éloge de la fatigue


Vous me dites, Monsieur, que j’ai mauvaise mine,
Qu’avec cette vie que je mène, je me ruine,
Que l’on ne gagne rien à trop se prodiguer,
Vous me dites enfin que je suis fatigué.

Oui, monsieur, je suis fatigué et je m’en flatte !
J’ai tout de fatigué, la voix, le cœur, la rate.
Je m’endors épuisé, je me réveille las…
Mais grâce à Dieu, Monsieur, je ne m’en soucie pas !

Ou quand je m’en soucie, je me ridiculise !
La fatigue souvent n’est qu’une vantardise…
On est jamais aussi fatigué que l’on croit !
Et quand cela serait, n’en a-t-on pas le droit ?

Je ne vous parle pas de sombres lassitudes
Qu’on a, lorsque le corps harassé d’habitudes
N'a plus pour se mouvoir que de pâles raisons…
Lorsqu’on a fait de soi son unique horizon.

Lorsqu’on n’a rien à perdre, à vaincre ou à défendre,
Cette fatigue-là est mauvaise à entendre.
Elle fait le front lourd, l’œil morne, le dos rond
Et vous donne l’aspect d’un vivant moribond.

Mais se sentir plier sous le poids formidable
Des vies dont un beau jour on s’est fait responsable,
Savoir qu’on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu’on est l’outil, qu’on est le lendemain.

Savoir qu’on est le chef, savoir qu’on est la source,
Aider une existence à continuer sa course,
Et pour cela se battre à s’en user le cœur
Cette fatigue là, Monsieur, c’est du bonheur !

Et sûr qu’à chaque pas, à chaque assaut qu’on livre
On va aider un être à vivre ou à survivre ;
Et sûr qu’on est la route et le port et le gué,
Où prendrait-on le droit d’être fatigué ?

Ceux qui font de leur vie une belle aventure
Marquent chaque victoire, en creux, sur leur figure !
Et quand le malheur vient y mettre un creux de plus
Parmi tant d’autres creux, il passe inaperçu.

La fatigue, Monsieur, c’est un prix toujours juste ;
C’est le prix d’une journée d’efforts et de luttes ;
C’est le prix d’un labeur, d’un mur ou d’un exploit ;
Non pas le prix qu’on paie mais celui qu’on reçoit.

C’est le prix d’un travail, d’une journée remplie
C’est la preuve, Monsieur, qu’on marche avec la vie,
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J’écoute les sommeils et, là, je me sens fort !

Je me sens tout gonflé de mon humble souffrance
Et ma fatigue alors est une récompense.
Et vous me conseillez d’aller me reposer ?
Mais si j’acceptais là ce que vous proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Mais je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue !!!








Source: Robert Lamoureux...

Je dors sur mes 2 oreilles

Posté le 15.03.2008 par gifsmarina
Je dors sur mes 2 oreilles


GRAND CORPS MALADE

grandcorpsmalade

J'ai constaté que la douleur était une bonne source d'inspiration
Et que les zones d'ombre du passé montrent au stylo la direction
La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoiqu'un peu trop répétitifs
A croire qu'il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu'en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t'ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C'est pour çà qu'aujourd'hui j'ai dcidé de changer de thème
d'embrasser le premier connard venu pour lui je t'aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d'envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C'est peut être un texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l'ai écrit avec une copine, elle s'appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles

Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner
J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir
J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir
J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme çà je joue pas un rôle
J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule
J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y'a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c'est pour mieux ouvrir les cieux
C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit
Y'a tellement de choses à faire et çà maintenant je l'ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter
Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil
J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

C'est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j'ai compris les règles du jeu, ma vie c'est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleurs
J'ai envie d'être au coeur de la ville et envie d'être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j'ai envie d'embrasser ma mère
J'ai envie d'être avec les miens et j'ai envie de faire des rencontres
J'ai les moyens de me sentir bien et çà maintenant je m'en rends compte
Je voulais pas écrire un texte "petite maison dans la prairie"
Mais j'étais de bonne humeur et même mon stylo m'a souri
Et puis je me suis demandé si j'avais le droit de pas être rebelle
D'écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m'en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter un câble
La vie c'est gratuit je vais me resservir et tu devrais faire pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles

Ecoutez ce que je ne vous dis pas

Posté le 15.03.2008 par gifsmarina
Ne soyez pas trompé par mon visage
parce que je porte mille masques
Et aucun n'est mon vrai moi.
N'en soyez pas trompé, je vous en prie.

Je vous donne l'impression d'être sûre de moi,
Pleine de confiance et de tranquillité,
Que je n'ai besoin de personne : Ne me croyez pas.

Sous ce masque, il y a le vrai moi, confus, craintif, isolé.
C'est pour cela que je me crée un masque, pour me cacher,
Pour me protéger du regard qui voit.

Et pourtant ce regard est précisément mon salut.
A condition que je l'accepte, s'il contient de l'amour,
C'est la seule chose qui peut me libérer
Des murs de la prison que j'ai moi-même élevés.

J'ai peur de ne valoir rien, de n'être bon à rien,
Et que vous le verrez et me rejetterez.

Alors, commence la parade des masques.
Je bavarde avec vous,
Je vous dis tout ce qui n'est rien,
Et rien de ce qui m'est tout et qui pleure en moi.

S'il vous plaît, écoutez soigneusement et essayez d'entendre ce que je ne dis pas.
J'ai vraiment envie d'être sincère, vrai, spontanée, d'être moi-même.
Mais il faut que vous m'aidiez. Il faut que vous me tendiez la main.

Chaque fois que vous êtes bienveillant, doux et encourageant,
Chaque fois que vous vous efforcez de comprendre par véritable intérêt pour moi,
Mon coeur a des ailes, des ailes très faibles, mais enfin des ailes.

Par votre sensitivité, votre sympathie, votre puissance de compréhension
Vous seul pouvez me libérer de l'ombre de mon incertitude,
De ma prison solitaire.

Ce n'est pas facile pour vous,
Car plus vous m'approchez, plus je me défends.

Mais on me dit que l'amour est plus fort que les murs des prisons
C'est en ceci qu'est mon espoir, mon seul espoir.
Essayez, je vous en prie de faire tomber ces murs d'une main ferme
Mais douce, car un enfant est sensible.

Qui suis-je, vous demandez-vous ?
Je suis quelqu'un que vous connaissez très bien.
Car je suis chaque homme, je suis chaque femme que vous rencontrez,
Et je suis aussi VOUS-MEME.

Anonyme

AURAI-JE LE TEMPS

Posté le 09.03.2008 par gifsmarina
AURAI-JE LE TEMPS


La vie nous file entre les doigts
Les semaines, les mois, les années passent à la vitesse de l’éclair
Un jour nous nous retrouvons au seuil de la vieillesse
Puis soudain nous arrivons au bout de notre route
Aurai-je eu le temps de dire à l’être merveilleux qui a partagé ma vie combien je l’aime, et le remercier pour tout le bonheur qu’il m’a apporté, pour la famille qu’il m’a donnée, pour tous ces merveilleux souvenirs que nous nous sommes construits jour après jour, pour avoir su partager mes peines comme mes joies tout au long de notre vie ensemble?
Aurai-je eu le temps de dire à mes enfants qu’ils sont le plus beau cadeau que la vie m’ait donné?
Qu’à travers eux, j’ai revécu ma jeunesse, j’ai appris la tolérance et qu’ils m’ont aidé à atteindre mon idéal; celui de les mettre au monde, de les voir grandir et devenir de jour en jour ma fierté, et surtout combien je les aime?
Aurai-je eu le temps de dire à mes petits enfants qu’ils sont le rayon de soleil de mes vieux jours? De leur dire tout l’amour que j’ai au fond de mon coeur pour ces petits êtres si fragiles, si purs et qui deviendront un jour des femmes et des hommes responsables, et combien ils sont précieux pour moi?
Aurai-je eu le temps de dire à mes soeurs et mes frères combien j’ai été choyée d’avoir fait partie de leur famille, d’avoir partagé avec eux les jeux de notre enfance, de notre complicité, de nous avoir forgé de merveilleux souvenirs? De les remercier d’avoir su toujours conserver intacts les liens qui sont le noyau de notre belle famille?
Aurai-je eu le temps de dire à mes amis(es) combien leur passage dans ma vie est précieux pour moi? A quel point je leur suis reconnaissante de leur présence indéfectible à chaque étape de ma vie? Et surtout, à quel point je les apprécie et que c’est pour moi un privilège qu’ils m’aient choisie pour amie?
Aurais-je eu le temps de dire à mes vieux parents lorsqu’ils étaient encore de ce monde combien je les aimais et combien ils ont été importants pour moi? De les remercier de m’avoir donné la vie, d’avoir su semer le bonheur au sein de notre famille, de m’avoir enseigné l’amour du prochain, la justice et surtout de m’avoir montré la route pour devenir la personne que je suis aujourd’hui?
Il n’est jamais trop tard pour trouver le temps.

Trouverai-je le temps d’avoir le temps..?



Texte à méditer
Auteur inconnu

L'humilité

Posté le 09.03.2008 par gifsmarina
L'humilité


Une personne humble s’efforcera d’écouter et d’accepter les autres.
Plus elle acceptera les autres, plus elle sera tenue en grande estime, et plus elle sera écoutée.
Un mot prononcé avec humilité a plus de sens que mille autres.

Etre humble, c’est lâcher prise et laisser faire les choses.
La pierre d’achoppement réside dans la conscience des " je " et des " à moi ", et dans l’identification à un rôle, à une attitude, à une personne, à une idée ou même à son propre corps.
Inévitablement, une telle conscience fait perdre ce qui est essentiel : les valeurs universelles qui donnent à la vie tout son sens.
L’humilité efface l’identification, la possessivité et la vision étroite qui créent des frontières physiques, intellectuelles et émotionnelles.

L’ego détruit l’estime de soi et dresse des murs d’arrogance et d’orgueil, qui tiennent les autres à distance.
L’humilité comble les fissures pour permettre des avancées décisives.
Equilibrer humilité et respect de soi est un gage de succès.
L’ego s’efface devant l’humilité, car on s’efface généralement devant celui qui s’incline en premier.

L’humilité est donc un signe de grandeur. L’humilité rend digne de confiance et capable de s’adapter. Devenir humble permet de grandir dans le coeur de chacun.

L’humilité rend l’être automatiquement digne de louanges.



Texte à méditer
Auteur inconnu

La beauté est partout

Posté le 09.03.2008 par gifsmarina
La beauté est partout



La beauté est partout. Parfois minuscule ou infime, éphémère et fugitive, mais toujours présente dans les clins d'œil de la vie, les interstices du temps, les plis secrets de l'espace.

Quelle est la source, l'origine de la beauté ? Est-ce dans la bienveillance d'un Être Suprême ou celle des rencontres du hasard ? Est -ce dans le génie de l'artiste qui a su créer une œuvre ? Est-ce dans l'harmonie d'un objet, l'équilibre d'un moment, ou est-ce dans le regard qui sait capter l'harmonie, l'équilibre, la vérité d'un instant, d'un être, d'un objet ?

La source de la beauté, ai-je tendance à penser, est dans la disponibilité, l'ouverture, l'accueil à recevoir les cadeaux de la vie. C'est par mon regard que je crée et que je garde en vie, même si ce n'est que quelques secondes les particules de beauté, poussières de lumière déposées sur toute chose.

La beauté a besoin pour éclore, pour se dégager des scories ou des oripeaux qui la cachent de la tendresse, de la générosité de notre regard et de l'appel de notre cœur.

Je ne sais si ma mère était belle, ce que je sais c'est que je la voyais belle, très belle, lumineuse. Ma mère ne savait pas rire, « je n'ai pas le temps », disait elle. Mais elle savait sourire et j'ai tenté de capter, de préserver l'un ou l'autre de ses sourires sur des photos.

J'en ai une devant moi, elle avait déjà près de 70 ans, elle avait quitté le tablier qu'elle mettait pour faire le ménage, mais avait voulu garder ses lunettes « pour mieux me voir la photographiant ! » Elle sourit. Elle sourit de toute sa bonté, les mains sagement croisées sur son ventre. Heureuse de me faire plaisir, heureuse d'être heureuse de répondre à une de mes demandes. Elle est belle, présente de toute sa beauté de vieille dame paisible, ayant réussi à traverser près de trois quarts d'un siècle redoutable, parsemé de violences et de guerres. Elle est morte quelques années plus tard, mais je garde d'elle ses sourires, la lumière de son regard, le ruisseau bleu d'une veine qui barrait son front et battait doucement quand elle était émue. Là où un autre aurait vu une dame insignifiante, fatiguée, vêtue d'une robe sans grâce, je voyais une reine splendide, couronnée de neige.

Il faut aussi parfois débusquer la beauté des pudeurs dont elle s'entoure et ne pas lui faire violence par un dévoilement trop brusque, trop brutal.

Il m'a fallu du temps pour naître à la beauté. J'ai eu pendant longtemps un regard de consommateur, doublé d'un prédateur, je veux dire par là que je survolais les choses sans les voir réellement, que je ne m'attardais sur certaines, uniquement en fonction de leur intérêt immédiat pour mes projets ou l'action dans laquelle j'étais engagé. Je ne savais pas voir.

Depuis j'ai un peu appris, un tout petit peu.

Jacques Salomé
1 2 3 4 5 6 7 8 9 | >>> | Dernière page
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus